• La "faute" de l'Abbé M…
• les hiérarchies catholiques…

• œuvrer…

 

Spirite

Visa pour l'Au-delà…

 


 
   

Ah, enfants, savez-vous la douceur des retrouvailles lorsque des cœurs amis peuvent, après le silence de jours qui pourraient sembler être l’isolement des vies, se retrouver au cœur d’un havre de paix, de sérénité et d’amour sous la Lumière infinie d’un Dieu toujours présent qui se réjouit, aujourd’hui, de voir réunis ces êtres que la vie n’aurait dû faire se rencontrer, mais que la volonté d’un Dieu tout puissant à réuni sous la bannière lumineuse de son amour infini et de sa vérité ?
Ecoutez, enfants, l’orage qui gronde : la pluie s’abat, la grêle crépite, [N.d.l.r. - Lors de la visite de l'abbé au médium, un violent orage de grêle s'est abattu sur Larreule et ses environs… et l'abbé fut surpris de voir que sur le village, la végétation avait été épargnée mais dès la sortie du village et sur plusieurs kilomètres, tout été haché…] et au cœur de pierre de cette salle, mille vibrations d’amour et de paix s’étendent et se déposent sur vous comme pour vous enfermer dans la coquille chaleureuse d’un amour infini, au cœur de ce cocon de Lumière et de Vie qui est maintenant le cœur essentiel d’une œuvre nouvelle à accomplir…

Quel paradoxe à des yeux humains, enfants, de voir un prêtre en soutane et une médium vomis des êtres, réunis sous le regard de Dieu et enserrés sous le regard de Dieu, conjointement, dans cet élan d’amour et dois-je le dire, de respect qu’Il voue à ces êtres incarnés qui deviennent ses porte-flambeaux !… Curieux paradoxe que cette réunion au cœur de la valeur et du bonheur, de ces êtres que la vie ne voulait voir réunis dans cet accomplissement qui dépassait toute volonté humaine…
Ami abbé, notre joie est immense de te retrouver entre ces murs, si proche de nous, si près de nous, plus prés que jamais, car même dans ces contacts qui s’établissaient à travers nos Plans, nous pouvions, bien sûr, invisibles mais présents, te serrer sur nos cœurs ; mais aujourd’hui, ami, dans ce contact direct près de Marie-Madeleine que nous chargeons pour toi de mille tendresses et de l'immense chaleur de notre amour, nous avons cette joie, enfant, de pouvoir te serrer contre nos cœurs aimants.

Il y a quelques instants, nous étions près de toi, le Maître et moi, à tes côtés, mains posées sur tes mains ; chaque geste que tu faisais, enfant, était un geste que nous faisions, et nos mains fluidiques se posaient sur toi, et chaque fois que ton pouce traçait sur cette main aimée, ce signe de la croix de la protection demandée, ce sont nos mains fluidiques et lumineuses, ami, qui traçaient ce signe avec toi. Nous l’avons fait directement, enfant, mais nous l’avons fait aussi silencieusement depuis ces premiers contacts où la porte s’est ouverte pour ces retrouvailles sur le pas de ce jardin d’Eden où se concrétise aujourd’hui cette réunion des Plans, symbole inéluctable de ce qui devra être un jour, ami abbé, car… car… les hiérarchies de l’Eglise devront incliner la tête pour accepter l’évidence d’une Lumière plus grande que les simples lueurs de ces… torches fumeuses et limitées qu’ils brandissent en croyant brandir la lumière éblouissante de phares qui pourront guider une Humanité qu’ils ne peuvent conduire aujourd’hui qu’à la souffrance, et par leur absentéisme et leur carence, à la peine et au drame…

Le moment n’est pas venu, ami, de parler de ces hiérarchies qui t’ont tellement blessé ; le moment est venu, dans un aparté, cœur à cœur, de pouvoir être là, présents, pour t’affirmer chaleureusement, ce bonheur que nous avons, à accompagner tes pas pour te conduire, enfant, plus loin, plus loin et plus haut.
Nous avons dit, ami, que nous avons pris ta main et que nous te conduirons sur ce chemin qu’immanquablement tu dois suivre pour parvenir à ces sommets de valeur, à ces sommets de grandeur, sommets de valeur, sommets de grandeur qui ne sont certes pas attachés à la Terre, car ton âme modeste et humble, ami très cher, n’aspire pas à ce vedettariat que tant d’autres brigueraient en tes lieu et place, mais sans que jamais rien ne te lasse, tu continues, humble toujours, pour aller plus avant au service de ce Dieu auquel tu as voué ta vie, pour lequel tu as donné ta vie, et tu vas, ayant accompli cet engagement sincère et profond qui a été le tien.
Nous connaissons tes dilemmes, enfant, nous connaissons tes questions, nous connaissons tes souffrances et parce que tu es cher à nos cœurs, ami que nous aimons, nous voulons t’apporter sur l’heure quelques explications pour transformer ton chemin.

Près de toi, une femme, abbé que nous aimons, une collaboratrice qui veut donner beaucoup, qui veut montrer qu’elle donne beaucoup, mais qui, hélas, nous navre par un esprit d’accaparement que nous ne tolérerons pas ; nous avions donné à Marie-Madeleine une petite phrase que, délicatement, elle n’a pas voulu te redonner :
– « Où sont les élans dans le vampirisme ?… »
car nous n’accepterons pas près de toi ces êtres qui veulent tout dominer.

Dites à cette amie qu’elle est loin de pouvoir dominer des situations spirituelles qui ne lui appartiennent point, dites-lui que nul ne peut s’ériger en maître et nul ne peut trancher comme un inquisiteur pour interdire l’accès à un autre chemin à des êtres qui peuvent, silencieux, mais réellement sincères, chercher quelque chose. Pourquoi, amie M… exclure ton mari de ce chemin de valeur, exclure cet homme qui, silencieusement et pourtant de bon cœur, agit et agira plus encore ? De quel droit, amie, le fais-tu ? Comment peux-tu t’ériger en juge et en maître de destins qui n’appartiennent qu’à Dieu. Il te faut, amie, faire amende honorable aujourd’hui et incliner la tête en toute humilité pour reconnaître tes erreurs et… tes torts.

Une œuvre, amie, doit s’accomplir dans un esprit d’équipe, sans exclusion… et dans l’amour de l’autre, dans l’acceptation de l’autre, en acceptant de comprendre que chacun est un maillon d’une chaîne qui va retenir, offert aux regards sur une poitrine, le joyau étincelant qui pourra attirer ces regards et peut-être, parce que brillant de mille feux, être une Lumière importante dans des chemins d’obscurité où tant d’êtres se perdent.
Sois simplement un maillon de cette chaîne, amie ; ne cherche pas à être la chaîne toute entière car une chaîne ne peut être faite que de quantité d’éléments qui s’imbriquent et se relient, s’attachent et se soudent les uns aux autres. Tu ne peux être qu’un maillon de la chaîne, enfant, et ce mari que tu fais reculer -souvent contre sa volonté- dans des sphères dont tu décides d’être le maître d’œuvre, a son rôle à jouer et sera peut-être un jour, s’il veut comprendre et admettre, non seulement le dernier maillon solide de la chaîne, mais peut-être même, le fermoir de sécurité hermétique qui, scellant la chaîne, préservera le joyau ; il pourra aider cet ami si cher à accomplir son œuvre…
Plus de ces gestes, amie M…, l’œuvre devra s’accomplir avec la participation de toute bonne volonté -quelle qu’elle soit d'ailleurs- au rythme que chacun pourra imposer au tempo de sa marche.

Si une question précise est en toi, ami abbé, n’hésite pas, enfant très cher, à nous la poser ; nous allons essayer de répondre à ces dilemmes qui déchirent ton âme, car cette âme si pure a été et continue d’être purifiée à la flamme des valeurs importantes de la probité, de l’honnêteté, de la droiture… cette flamme de toutes les valeurs qui brille éternellement dans ce cœur que nous bénissons et que nous bénissons encore et que nous bénirons toujours.

Cruel dilemme, enfant, que toutes ces détresses qui viennent à toi, chancelantes, sous le poids trop lourd d’atteintes destructrices des vies ; cruel dilemme pour toi, enfant -déjà même avant toute intervention de réponse, d’acceptation ou de refus- dans cette impossibilité où tu te trouves d’élargir les plages du temps.
Nous avons souvent entendu Marie-Madeleine formuler, avec humour, une seule prière pour elle :
– « Seigneur » disait-elle, « Seigneur, je ne te demanderai jamais rien d’autre pour moi que cette simple chose : peux-tu, Seigneur mon Dieu, accorder réponse à mes vœux, en me donnant définitivement un autre espace temps et si tu pouvais faire mon bonheur en m’accordant soixante-douze heures pour ces journées qui passent trop vite ? Que de grâce je te rendrai, ô mon Dieu, quelle gratitude serait en moi !… »
et elle a toujours ce sourire malicieux que nous aimons pour conclure en disant :
– « C’est la seule chose que je demande à Dieu, mais je n’ai jamais eu ce bonheur d'avoir réponse à mon vœu car mes journées sont toujours, hélas, de vingt-quatre heures restrictives, limitées qui s’envolent trop vite au gré de mon attente… »
Cet espace temps, ami, est aussi ton boulet, ton ennemi, ton drame, car si tu ne voulais écouter que le crépitement de cette flamme d’amour qui brûle en toi, tu essaierais, toi aussi, d’écarter les limites de cette gangue qui t’enferme ; mais tu ne le peux, ami, et tu sais qu'il te faut être sage car même s’il y a quelquefois des pages sur lesquelles on doit s’arrêter, la page sera reprise le lendemain ou le jour d’après, peu importe.
Il est des pauses importantes que tu te dois de faire, et nous voulons te protéger de ces abus qui accaparent, qui détruisent, et de ces êtres qui prennent sans cesse avec des mains qui se servent, se convulsent, et qui griffent pour prendre davantage encore ; nous savons que la souffrance est immense, ami, et il est vrai que chaque fois que ta main se tend pour une bénédiction, tu as cette satisfaction de voir renaître une vie, mais… mais, enfant chéri, l’œuvre accomplie ne sera parachevée qu’à condition que tu acceptes d’écouter nos conseils.

Cette organisation, enfant très cher, doit se faire d’une autre manière : nous demandons à celle qui aujourd’hui veut te servir de secrétaire de ne pas imposer ses volontés à ta vie car elle oublie trop souvent que tu es seul le maître de tes jours, de tes heures, de tes actes et de tes décisions ; et le grave problème des courriers qui viennent te demander attention et secours ne devra plus être tranché, comme elle le fait maintenant, d’une manière élémentaire, en répondant de-ci de-là, au gré d’un désir ou d’une intuition.

Hélas, mille fois hélas !…

Au point où tu es arrivé, il te faudrait pouvoir constituer un secrétariat volontaire car nous savons, ami très cher, que tu ne peux monnayer les services d’un être dévoué, et partant, le dévouement ne doit venir que du cœur, et ce dévouement qui vient du cœur sera l’élan de ceux qui ne feront qu’exécuter, soldats dociles, ce que tu auras décidé.
Il faudrait qu’il puisse y avoir réponse à ces courriers, non pas des réponses laconiques, brèves, impersonnelles, comme celles que M... fait actuellement :
« Monsieur l’Abbé ne pouvant plus répondre à de trop nombreux courriers, nous vous renvoyons votre lettre » car ce faisant, ce n'est pas la lettre qu'elle renvoie, c'est l’espoir de l'attente que ta secrétaire renvoie…
Il faudrait que soit ajouté un mot de réconfort, un mot d’encouragement, en expliquant les choses, car même au milieu des tourments on peut comprendre que les heures s’écoulant, il est des choses qui ne peuvent s’accomplir au seul gré du demandeur, et ces quelques mots de gentillesse, de regret, pourraient inciter l’être perdu et désemparé à comprendre que même s'il n’a pas été fait accès à sa demande, il n’est pas oublié, et que, dans le courant du temps, il ne sera pas définitivement abandonné et délaissé ; ces quelques mots d’encouragement pourraient peut-être l’inciter à un rendez-vous en expliquant que tes heures sont chargées, encombrées, prises, mais que même s’il ne peut pas avoir un contact direct dans l’immédiat, ta prière pourra s’envoler d’un geste large et puissant pour apporter réconfort à son tourment en attendant ces instants où tu pourras, dans un face à face, tendre la main plus directement pour l’arracher aux horreurs de ses heures…
Il faut beaucoup de doigté pour accomplir cela, enfant très cher, et nous souhaitons que cette femme qui s'est donnée pour vocation d’être près de toi pour t'aider, accepte, dans l’humilité, de suivre ces conseils que nous voulons diriger très précisément dans ce sens.

C’est vrai, tu ne peux pas être immédiatement, sur-le-champ, face aux drames et aux détresses ; c’est vrai, trop souvent le temps presse, mais tu sais, ami très cher, combien ta prière est puissante et même si au terme d’une journée bien remplie, tu vas, avant de goûter à un repos mérité dans ton lit, lancer une dernière prière vers Dieu, je sais que tu vas savoir répondre à leur attente en évoquant ces angoisses dans ces prières que tu vas lancer pour tous ces inconnus que tu n’as pas encore rencontrés pour que Dieu, dans son immense bonté, tende ses mains pour projeter sur eux son amour et sa force.

Sais-tu ami, ce que la goutte d’eau -qui semble si dérisoire pourtant- peut apporter à la plante qui est en train de mourir car assoiffée dans un terrain trop sec, cette goutte d’eau qui peut mouiller et rafraîchir les lèvres desséchées du malade ou celles du voyageur égaré dans un désert trop sec et trop brûlant ?…
Ces gouttes d’eau que nous projetons sans cesse sur vous et qui s’éparpillent au gré des vents pour retomber au hasard des sols, sont l’image de ces gouttes d’amour que tu projettes à l’infini sur cette Humanité que tu voudrais voir définitivement sortie de ces ornières difficiles et un peu plus imprégnée de bonheur et de joie.

Lance tes prières très largement vers le Seigneur que tu honores, enfant chéri, demande-lui simplement sa protection sur ces êtres inconnus, ces êtres qui n’en peuvent plus, ces êtres qui appellent au secours, et tu seras surpris de voir qu’encore et toujours, dans l’attente de ces instants de rencontre, des petits faits se seront produits qui t’apporteront la preuve qu’Il aura écouté, entendu, et qu’Il aura agi pour jeter sa manne céleste sur ces êtres qui attendent dans le désespoir à la porte des drames ; car Il saura les maintenir les flammes de ces vies pour que tu puisses, de ton souffle puissant -ce souffle né de l’amour et de ce courant de tendresse et d’élan- ranimer ces flammes qui couvaient tout doucement dans des fonds trop brûlants.
Souviens-toi qu’on ne peut pas, comme un lutin qui danse comme une flamme, sauter d’un courrier à l’autre pour, au hasard d’un contact, accepter ou refuser… car la détresse n’est pas un jeu de dés, et chaque cas demande attention ; donc sur quels critères se baser pour décider de refuser ou de vouloir accepter.
Qui peut-être juge ?…

La bonne volonté seule peut-elle être un juge impartial et objectif, un juge puissant ?…
Non, ami très cher, car il faut d’autres éléments qui prennent racine dans les âmes pour pouvoir arriver à comprendre les drames et à ne pas surajouter à ces drames par des paroles qui pourraient être trop légères ou trop dures ou trop… indifférentes.
Là, se situe le problème, enfant que nous aimons…

Veux-tu quelqu’autre précision ? Parle, nous t’écoutons… N’aie crainte, c’est un dialogue cœur à cœur, enfant très cher, car dans le silence de nos heures, ce sont les retrouvailles d’amis qui sont heureux de pouvoir, dans ce répit, dans ce sursis, seuls à seuls, entre eux, sous le regard de Dieu, s’exprimer et comprendre…
Veux-tu t’exprimer, ami ?

Abbé - Mon souci est bien, je crois, ce que vous disiez tout à l’heure : comment concilier mes rendez-vous avec l’abondance du courrier et les réponses y attachées et avoir un cœur ouvert aux deux, sans favoriser les uns par rapport aux autres, sans décevoir ? Trop pris par mon action, je ne peux hélas, tout contrôler, et je crains fort que nous n'agissions pas dans ce sens…

Raphaël - C’est ce que nous venons d’exprimer, enfant chéri, car le tact et la délicatesse n’existent pas aujourd’hui dans les rapports de cette "secrétaire" avec la détresse ; et tu verras, enfant, qu’au fil du temps, une autre organisation te permettra de libérer ton cœur de ces soucis qui pèsent trop lourd, et tu verras aussi, que si l'être qui trace un mot pour l’envoyer à ces êtres qui voudraient aller plus haut sur un chemin de paix sait trouver les mots qu’il faut, ces désespérés reviendront vers toi, enfant, comprenant bien sûr que, le temps restant le temps, tu ne peux pas les recevoir très vite, mais dans ce premier travail de méditation que tu feras largement, tu commenceras à créer autour d’eux, ce champ de protection qui est important pour vivre ; car même, ami, si tu ne peux t’attaquer aux racines du mal directement et face à face avec un être, tu peux, dans ces méditations qui précéderont ta nuit, faire une prière très large en prenant chaque cas soumis suivant son ordre d’importance pour nous donner simplement le nom de l’être touché et atteint… simplement, remets-le entre nos mains avec ces quelques mots par exemple :
– « Seigneur !… Seigneur, je viens à toi après cette journée que j’ai voulu consacrer à ton œuvre avec l’espoir que chacun de mes gestes, chacune de mes interventions, chacun de mes élans aura été suffisamment producteur de bénédiction dans ce travail que j’accomplis pour les ramener à la vie. La tâche est immense, Seigneur, mon Dieu, et en dépit de ce que je voudrais pouvoir faire pour les rendre heureux, le temps m’est trop court, et ce temps qui me manque, je voudrais, Seigneur, te demander -dans l’attente des moments où je pourrais me colleter avec l’horreur qui crée les drames des vies- je voudrais, Seigneur, remettre ces désarrois et ces détresses entre tes mains. Peux-tu, je t'en supplie, prendre en considération cette prière que je formule pour que ta main se tende en un geste de protection sur un tel… un tel… un tel… un tel… un tel ?… »
car tu énuméreras, ami, la liste, hélas souvent longue, des noms que tu veux remettre, non pas dans l’abandon, mais dans l’attente du réel moment d'action, entre les mains de Dieu ; et tu seras surpris, enfant, de ce qui se passera ; car alors tu comprendras qu'avant ton intervention, cette intervention nécessaire et définitivement inéluctable, il se produira déjà un nettoyage de cette table où pourront s’inscrire d’autres instants en attendant le moment, béni par nous, de ta rencontre avec le drame. Tu peux le faire, ami -et n’aie point de scrupule- car ta prière est fervente et puissante, et nous sommes à l’écoute des mots que tu prononces pour apporter réponse à ta flamme.

Pour nous résumer, ami, il te faut transformer ce secrétariat de fortune, mais, il faut que se transforment -mais… elle seule peut le faire- les éléments de cette femme qui, vampire de ta vie, s'obstine à t'imposer…
Souviens-toi, ami, qu'un vampire n’est pas seulement l'être issu des Karpates, l'être aux dents qui s’allongent la nuit et qui ne peut se réjouir que dans des libations de sang, le vampire est celui qui, sur un plan humain, s’immisce d'autorité dans une vie, devient le maître d’œuvre tyrannique de cette vie et régente cette vie…

Même si cela semble bizarre, je vais devoir aborder un point élémentaire et humain, simplement, dans le dessein de t’apporter une petite lumière, une petite précision sur ce que je viens de dire.
Nous étions présents il y a un instant dans ces moments de retrouvailles, et nous avons un peu frémi en entendant cette femme qui éprouvait le besoin de s'isoler après une longue route, s'inquiéter auprès de toi :
– « Et vous, Monsieur l’Abbé ? !… »
Non, amie M…, non !…
L’humain est l’humain, et il peut, c'est vrai, éprouver ce besoin de s’isoler après une route longue, mais chacun le fait à son gré, à son rythme, et si toi, humaine aussi, tu éprouves ce besoin -compréhensible certes- n'aie pas cette prétention de vouloir "prendre cet ami par la main" comme on le ferait d’un bambin pour l’amener lui aussi accomplir ce que tu voulais faire…
Ton manque de tact a blessé et gêné Monsieur l’Abbé qui est seul maître de ses jours et de sa vie.

Image ridicule et élémentaire, ami très cher, mais cette immixtion -peut-être affectueuse- dans ta vie, est le symbole de son immixtion dans les grandes lignes de ta vie, comme il y a immixtion dans le chemin de son mari pour l'empêcher, comme il pourrait le faire, de s’ouvrir à d’autres réalités ; et même si son destin n’est pas aujourd’hui d’accomplir une œuvre, il pourrait participer avec élan, tendresse et sincérité, à ce que nous voyons s’accomplir, car il pourrait devenir le compagnon d’instants importants, dans une complicité respectueuse et amicale que n'accepterait d'ailleurs pas cette femme intransigeante…
Ce que nous exprimons, nous l’exprimons pour toi, ami, car nous ne voulons pas voir… gâcher ces instants de choix qui n’appartiennent qu’à toi.
Maître d’œuvre des choses, tu dois, ami, arriver à trouver au fond de ton amour cette force vive d’exprimer, de dire, d’exiger, voire, si les choses ne suivent… d’imposer, car aucune souillure, m’entends-tu, aucune souillure ne devra être projetée par des mains parallèles sur la Lumière que tu irradies…
Sais-tu combien cette femme -que tu as priée de rester au loin pour le temps de cet entretien- est en train de penser, de réfléchir… d’extrapoler sur ce qui va se dire et sur ce qui se fait dans cet instant ? Sais-tu ses pensées négatives, la jalousie qui s'affirme car elle n'est plus la vedette ? Sais-tu combien son esprit projette pour m'empêcher de m’exprimer car, loin de ces murs, elle craint qu’une autre mesure vienne battre un autre tempo, mais hélas, il faut ce qu’il faut, et elle n’empêchera point les choses de s’accomplir.
Si elle veut donner ce dévouement immense, nous lui demandons déjà de ne pas sombrer dans ce que nous pourrions, avec des mots humains, qualifier, en les mettant suivant votre expression entre guillemets, de "folie mystique" en faisant de toi une idole. Ne fais pas d’idoles, femme, mais si la vénération est dans ton cœur, fais en toute humilité le don puissant de ton être, en toute humilité et en toute sincérité, c'est-à-dire en toute… docilité… exécutante, simple exécutante, simple instrument d’une volonté qui n’appartient qu’à toi, ami Abbé, d’une volonté qui est tienne…

Tout ceci doit être recomposé : des lettres qui repartent abruptes, sèches, à travers la correction certes, ne sont pas les lettres que la détresse espère et attend ; il faut quelque chose de plus, enfant : vois… analyse et réfléchis…

Nettoie ton terrain, enfant que nous aimons, ce terrain n’est pas destiné à être encombré parce que l’on a décidé d’y jeter pour imposer telle ou telle organisation. Lorsque le propriétaire d’une maison, ami, a décidé de faire venir un paysagiste pour tracer les allées, les plates-bandes, et mettre en place les buissons, le paysagiste n’impose pas, il ne peut que conseiller puis s’incliner devant la décision du maître et ensuite exécuter conformément aux desiderata du maître, car c’est la volonté de celui qui souhaite qui, seule, va faire force de loi.
Tu es le maître d’un terrain immense, enfant ; ce jardin, c’est toi qui vas dessiner son plan, organiser ses plates-bandes, décider des espèces à planter, des graines à semer, de l’arrosage à faire, et ces êtres qui seront près de toi ne pourront, ma foi, qu’être les exécutants de tes vœux, et ils devraient pouvoir être heureux d’être ces simples petits valets, pour reprendre le terme qu’une amie, il y a des années, a prononcé avec un peu de rancœur car elle ne comprenait pas que, médium elle aussi, elle ne puisse pas atteindre à ces plans de valeur que Marie-Madeleine extériorisait.
Elle disait avec une pointe de jalousie, une pointe de dépit :
– « Mais nous ne sommes que des petits valets !… » Voyons, enfant, qu’elle est la grande maison qui, sans justement tout cet organigramme attaché à agir, sans ces "petits valets", pourrait tenir son rang, car ils sont tous solidaires les uns des autres, chacun avec le rôle qu'il a à jouer, son travail à accomplir et la conscience et l’élan qu’il pourra mettre à agir pour être le meilleur dans cette discipline qui lui est réservée…
Supprimons le chauffeur, et même le maître le plus riche qui ne sait pas conduire et qui possède pourtant la plus belle des voitures, ne pourra aller où il le veut ;
supprimons le majordome, et toute la lignée des valets ne pourra être dirigée ;
supprimons la cuisinière, et le maître ne pourra manger ;
supprimons le valet d’écurie, et les bêtes auront beau avoir henni, elles ne seront pas soignées…
Suis-je assez clair ?…
Alors, prends de sages décisions, ami, trace ton plan, et exige ; reste, immuablement, le seul maître des faits.

Pour ce qui est de l’écoute de ce message, nous te laissons seul juge de le faire entendre à M…, mais nous, Esprits de lumière, le souhaiterions néanmoins car il est temps, en vérité je le lui dis, qu’elle remette à l’heure la pendule de sa vie car des choses graves sont en train de se faire, et elle est en train de rejeter, dans l’ornière, un être dévoué : ce mari qui doit, silencieusement, en baissant la tête, ressentir difficilement et douloureusement cette exclusion d’une vie…
[N.d.l.r. - L'Abbé a beaucoup réfléchi et a refusé de faire écouter ce message à sa secrétaire pour ne pas lui faire de la peine. Il a néanmoins essayé de résoudre le problème du courrier en s'y investissant encore plus… ]

Sache, enfant très cher, que nous sommes sans cesse près de toi depuis cet instant béni où Marie-Madeleine a lancé vers toi cette missive pleine de tendresse. Sais-tu, ami, combien ceux qui sont chers à son cœur -et qui l’étaient déjà aux nôtres- prennent place dans nos prières et dans nos élans, et nous qui donnons toujours, nous donnons plus encore depuis le jour où elle a levé les yeux vers nous pour dire :
– « C’est à genoux que je vous demande de tendre la main vers cet ami lointain !… »
Pouvions-nous ne pas répondre à ce vœu, ami très cher ?
Nous ne pouvions, car elle est la lumière de nos yeux… la voix de nos Plans… l’élan de nos cœurs… les vibrations de notre tendresse… elle est l’Esprit qui se bat… présent, le cœur et l’âme qui déversent sans discontinuer leur offrande sur d’autres enfants… les mains qui projettent… la vie qui se donne, et sais-tu, enfant, quelle place peut avoir, dans nos cœurs, un ami de celle que nous aimons ?…
Cette place est la tienne, ami très cher, et nous ne faisons qu’une prière, enfant, car aujourd’hui, ami, nous avons réuni -dans ces lieux que nous hantons avec tant d’amour- nous avons réuni ces réels représentants de Dieu, « représentants de Dieu sur Terre », ce terme, nous le dénions à celui qui devrait être la lumière des Chrétiens [ N.d.l.r. - allusion au message du 5 octobre 1986 du livre du même auteur : quand le Ciel parle…] et même si ta modestie en souffre, enfant, compte tenu de tes éléments, nous te décernons ce titre et nous mettons ta main, enfant, dans celle que Marie-Madeleine a un jour tendu vers toi, car les voilà ces représentants de nos volontés divines.

Quel triomphe dans nos sphères, aujourd’hui, amis, quelle joie, quelle liesse !…
Si tu pouvais, enfant chéri, entendre l'hosanna qui monte et qui lance le cri de joie de nos Plans car il est venu ce moment où fusionnent l’Habit et l’Esprit, où Dieu se retrouve tendant la main vers deux enfants qu’Il aime et qu’Il accompagnera longtemps sur ce chemin montant qui les conduira à ces lendemains chantants dont je m’exprimais déjà ; et vous irez, pas à pas, unis à jamais car, ami, même si les circonstances de la vie faisaient que vous étiez inconnus, tout d’un coup tout a changé.
C’est comme un jour d’orage, de tempête où le ciel s’obscurcit, où les cieux se déchirent et où la terre tremble…
As-tu vu ami ces moments de paix qui suivent les tempêtes déchaînées ? As-tu vu, ami, ce ciel qui tout à coup semble se déchirer pour laisser apercevoir l’immensité d’une lumière nouvelle ?…

Souviens-toi, ami, de ces temps lointains où, dans la tristesse infinie, un voile se déchirait : c’était le voile du Temple, le voile de la tristesse qui allait s’abattre sur le Monde… Aujourd’hui de même, le rideau sombre qui était tombé sur les vies vient de se déchirer.
Aujourd’hui ces voiles qui se déchirent, se déchirent pour nous montrer, réunis, ces êtres que nous avons bénis et que nous bénirons encore…

Va, ami, notre amour, notre Lumière, notre force t’accompagnent, et nous te serrons sur nos cœurs remplis de toi.

Permets-nous, d’être, à notre tour, à genoux, pour rester à tes côtés pour t'accompagner sans cesse dans cette infinie et chaleureuse clarté que projette sur toi, un Dieu plein d’amour qui bénit la pureté de ton cœur, ce cœur où Il restera pour toujours comme un gage d’Eternité…

message reçu de l'archange Raphaël
à l'attention de l'Abbé M…

Médium : marcelle olivério